On bosse, on bouillonne, on prépare le monde d’après !

Quelques nouvelles :

Le Collectif Arrageois pour le Climat continue de travailler… à distance évidemment. Des rendez-vous très réguliers (visioconférences) ont lieu, et un forum interne a été mis en place : conversations en ligne en plus ou moins grands comités, partage de fichiers, agenda, sondages… rassemblant déjà une trentaine de citoyen-nes engagé-e-s dans la lutte contre le basculement climatique.

Un exemple de compte-rendu produit récemment :
(clic droit « ouvrir dans un nouvel onglet » pour zoomer)

+ en bonus, un texte de Denis concernant le télétravail :

Comment avoir un discours à la fois social et écolo sur le télétravail ?

La question se pose aussi à propos des contributions de simples citoyens à l’initiative parlementaire « lejourdaprès ». J’en ai lu une sur le thème : « plus jamais des villes aussi denses, allons tous vivre à la campagne ». C’est à la fois compréhensible, et très problématique pour le climat, une grande partie de notre identité sur les mobilités étant que des villes moins denses, c’est l’enfer des transports publics qui n’arrivent pas à faire jouer le cercle vertueux fréquence-fréquentation, c’est l’artificialisation d’espaces agricoles ou naturels, bref, c’est le modèle américain. Il y a donc là un défi énorme. Je me demande s’il ne faudrait pas être audacieux soit dans un sens soit dans l’autre :

– Soit on se donne les moyens de défendre cette position traditionnelle de notre part. Ça veut dire en particulier se donner les moyens d’aller contre la perception selon laquelle prendre le métro il y a un mois était, rétrospectivement, irresponsable. Il y a deux mois (ça peut se retrouver), on entendait sur le Covid : « étonnamment, les grandes villes n’ont pas l’air très touchées ». Il y a trois semaines, j’ai posé la question à quelques connaissances : pourquoi le métro n’a-t-il pas été le facteur de propagation encore bien plus explosif qu’en toute logique il aurait dû être ?
J’ai suggéré quelques réponses : parce que les gens ne se parlent pas et respirent par le nez ? parce qu’une proportion non négligeable se serait progressivement mithridatisée ? parce que dans le métro aux heures de pointes il n’y a que des adultes alors que peut-être l’épidémie serait essentiellement un problème de circulation horizontale du virus entre enfants et verticale des enfants vers leurs grands-parents ? Je n’ai quasiment pas eu de réponse, mais même si aujourd’hui on voit que Madrid, Paris, Londres et New-York ont été fortement touchées, peut-être la question mérite-t-elle d’être posée à des épidémiologistes (capables de se replacer 10, 8, 6, 4 semaines en arrière) et leurs réponses popularisées ? En tout cas si nous choisissons une stratégie de défense de nos positions pro-climat traditionnelles, c’est-à-dire pro-transports en commun et pro-villes-denses, cette stratégie ne peut pas se permettre de ne pas être offensive, au moins en ce sens.

– Soit on change complètement de stratégie et (en nous appuyant sur le fait que, pour l’agence internationale de l’énergie, décarboner complètement l’économie nécessite à la fois de développer les énergies renouvelables et d’électrifier ce qui, aujourd’hui, utilise des carburants fossiles), on parie sur un nouveau tout-électrique, qui arrêterait de favoriser métros et tramways pour miser sur l’alliance : maison individuelle écologique – circuits courts alimentaires – voiture électrique – vélo électrique – trottinette électrique (assez compatible avec le covoiturage et l’intermodalité, contrairement au vélo qui ne l’est pas) – télétravail (en ne négligeant pas les doutes de Jean sur la question) – visioconférences en substitution aux contacts intercités et internationaux.

A bientôt et surtout n’oublions pas : « Notre force c’est notre nombre » ! Et, ne nous regardez pas, rejoignez-vous !

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